Adraylia

qui est Adraylia d'Adwyr ? peut-être le découvrirez-vous ici petit à petit... en même temps que moi...

25 février 2009

réveil en terres travianes

Je me réveille
Réveil étrange sans souvenir
Souvenirs que j'appelle à ma conscience
Conscience qui peu à peu s'ouvre en même temps que mes yeux
Yeux violets,
"Violet, la couleur du démon"…
Démon ? Oui, tout me revient maintenant.
Maintenant je sais qui je suis, qui je fus : une guerrière.
Guerrière, lève-toi et tâche de savoir où tu es et pourquoi.
Pourquoi… vaine question amenant la désespérance… oh vraiment,
Vraiment, qu'importe la cause...
Cause toujours, mais bouge ma fille ton corps est frigorifié !
Frigorifié et guère vêtu semble-t-il.
Il vaudrait mieux savoir quelles sont ces terres,
Terres froides et humides, apparemment désertes.
Désertes ? une fumée au loin le dément.
Démente tu vas devenir ma pauvre fille si tu ne bouges.
Bouge, allez debout ! Force ce corps à agir.
Agir, avant qu'un homme, ou toute autre espèce d'homuncule arrive vers toi,
Toi dont l'anatomie n'est cachée en rien.
Rien…
Rien ne reste-t-il donc d'avant ?
Avant… quand était-ce… loin sans doute… mémoire qui à nouveau fuit.
Fuite, oui il y en eut une pour la sauver, elle.
Elle, Auglyane, toi ma fille… si petite, toi que j'aimais il a fallu te quitter à jamais.
Jamais ne te reverrai dans cet autre monde où Arlong…
Arlong ?
ARLONG ! es-tu là ?
Las, point de réponse… je suis donc seule, instant d'effroi.
Et froid il fait, allons guerrière, vas-tu réagir enfin ?
Enfin mes doigts répondent et s'ouvrent libérant le manche du caducée.
Caducée ? non point !
Point de bâton mais mon poignard, compagnon de toujours,
Toujours à mon côté, fidèle face aux belligérants de tous bords
Bords tranchants comme au premier jour, à ce contact je souris.
Sourire s'élargissant, énergie revenant enfin.
Enfin je me redresse l'esprit plus clair, prête à mordre,
Mordre la vie à pleine dents,
Dans cet endroit inconnu mais plus pour longtemps.
Temps est venu de découvrir ce monde.
Monde cruel ou accueillant ? Peu importe, je relèverai le défi.
Définitivement je ne me laisserai pas abattre.
Battre, combattre, quoi de plus gratifiant que se battre pour la vie encore et toujours,
Toujours debout, arme à la main, gare à vous,
vous qui voudriez vous mettre en travers de mon chemin !

(dans le cadre de l'oulipipo... interprétation libre du défi n° 1 de suivil)

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